Où allons-nous, Hermiane ?Vous excitez ma curiosité, je l’avoue.Il est vrai que je vous aime, et que mon envie de vous plaire peut fort bien me persuader que vous avez raison…Voici nos masques, à nous de jouer !Que vois-je ? Quelle quantité de nouveaux mondes !… Cela me fait plaisir et peur.… il y a quelque chose qui habite dans le ruisseau qui est fait comme une personne…Quoi ! c’est là moi, c’est mon visage !Le ruisseau fait toutes mes mines, et toutes me plaisent.… êtes-vous plus contente ? _ Oui, mais non pas plus tranquille.… c’est moitié l’un, moitié l’autre ; j’aimerais mieux que ce fût vous tout seul…Si nos bouches s’approchaient…… à présent je ne vois plus que moi ; l’aimable invention qu’un miroir !Il me considère avec attention, mais ne m’admire point ; ce n’est pas là une Églé.Oui assurément, et très personne !… quand vous la trouverez, je veux qu’elle vous fasse peur.Vous êtes pareille à moi, ce me semble ?Qu’est-ce que c’est que cela qui plaît tant ?Ah ! le bel objet qui nous écoute !Oui, c’est une amie que j’ai faite, qui s’appelle femme, et qui arrive d’un monde ici près.Je vais donc prendre l’autre.Oh ! doucement ; ce n’est pas ici votre beau, c’est le mien ; ces deux mains sont à moi, vous n’y avez rien.Oh ! pour infidèle je le suis, mais je n’y saurais que faire.Croyez-moi, nous n’avons pas lieu de plaisanter. Partons.